Alita : Battle Angel, la critique

Alita : Battle Angel sortira en salle le 13 février. Produit par James Cameron et réalisé par Robert Rodriguez, ce film est, dans la foulée de Nicky Larson, une bonne adaptation du manga d’origine.

Synopsis

Lorsque Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite que Alita découvre la clé de son passé – elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

Alita : Battle Angel, dans les pas de Kishiro

Avant d’aller plus loin, je me dois de préciser que, à l’image du manga, Alita : Battle Angel assume une violence crue et graphique. Certaines scènes peuvent donc « heurter » les sensibilités. C’est le prix à payer pour une fidélité au moins visuelle. Tiré du manga Gunnm de Yukito Kishiro, Alita : Battle Angel est une production qui a faillit être française. En effet, c’est Jean-Pierre Dionnet qui a faillit racheter les droits cinématographiques de l’œuvre. Mais James Cameron l’a coiffé au poteau en faisant une offre mirobolante aux ayants-droit. La magie d’Hollywood. La préproduction est initiée en 2003, Cameron décidant d’adapter uniquement les premiers chapitres du manga. Gally est renommée Alita pour plaire au marché américain, le choix esthétique se porte sur un mélange de synthèse et de live-action, méthode héritée d’Avatar, et Rosa Salazar est choisie pour jouer Gally/Alita.

Alita, l’héroÏne de Alita : Battle Angel

Internet, royaume de la polémique affligeante

Soyons clair : Alita : Battle Angel est globalement fidèle au manga de Yukito Kishiro. La quête des origines de Gally/Alita, la luttes des classes, les combats, le sport, etc… tout y est, ce qui explique que le film dure légèrement plus de deux heures. Les idiots des réseaux sociaux qui ont hurlés comme des gorets en visionnant les bandes-annonces peuvent aller se rhabiller. Ensuite, le casting est très bon. Rosa Salazar performe particulièrement bien, et les capteurs haute performance utilisés pour la motion capture retranscrivent parfaitement son jeu tout en nuance. Christoph Waltz campe un Ido surprenant de subtilité. Jennifer Conelly revient en force dans un blockbuster. Ed Skrein, Jackie Earle Haley et Mahershala Ali, quant à eux, sont au diapason.

Une claque visuelle

Weta Digital (Le Seigneur des anneaux) s’est occupé de l’aspect visuel du film, et le résultat final est de haut niveau. Le design de Gally/Alita est très réussi, n’en déplaisent aux haters qui lui reprochent ses grands yeux alors que ça ne les dérange pas dans les manga (sic). La Terre, immense décharge à ciel ouvert, fourmille de détails, et Zalem est tout aussi fidèle. Dernier point, le transfert relief est assez bon, mais nécessite une salle haut de gamme (Ice CGR ou Dolby Cinema) pour donner sa pleine mesure.

Le travail artistique de Weta Digital est énorme

Conclusion

Alita : Battle Angel est un bon film, fidèle au manga, très rythmé et intense. En somme, on valide !

Laurent

Musicien, passionné de jeux vidéo et de cinéma fantastique.

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