[Critique] Assassin’s Creed Origins : renaissance d’une saga culte

Aujourd’hui on se retrouve pour le test d’Assassin’s Creed Origins. Premier volet d’une trilogie sensée rebooter la franchise, que vaut-il réellement ?

Synopsis d’Assassin’s Creed Origins

Bayek, l’un des derniers medjaÿ du pays d’Egypte, se retrouve au coeur d’un complot monumental dans le but est le contrôle total du pays. Entre Cléopatre, la reine exilée, Ptolémée XIII, le pharaon marionnette, et Jules César, le stratège en quête de gloire, Bayek va devoir percer au grand jour le véritable ennemi : l’Ordre des Anciens…

Aux origins de la confrérie

Putain, deux ans ! 670 jours d’attente, soit 16080 heures, 964800 minutes de stress passées à espérer que cet origins soit la fin de la descente aux enfers d’une saga culte du jeu vidéo. Et, à l’arrivée, cet opus est probablement le meilleur Assassin’s Creed, ex-æquo ,avec le 2. Rien que ça. Il aura donc fallut 8 ans après la sortie de Revelations pour que les équipes d’Ubisoft Montréal trouvent le digne successeur d’Ezio ! Et l’enjeu était énorme dans la mesure où l’accident industriel Unity et le mésestimé Syndicate avaient conduit la saga au bord de l’annulation pure et simple. Notre insider chez Ubi nous avait pourtant prévenu : origins est doté, depuis 4 ans, des plus grosses ressources jamais allouées à un jeu de la saga assassin’s creed. Et pour cause, les aventures de Bayek seront probablement développées sur plusieurs épisodes.

Certains tests de gros sites parlent de reboot complet de la saga. En fait, c’est plutôt un soft reboot, puisque origins nous permet d’assister à la naissance de la confrérie, et explique un certain nombre d’éléments phare de la saga : d’où viens réellement la vision d’aigle, l’importance des plumes dans certains épisodes, la découverte de la lame secrète (et qui est complètement raccord avec le lore assassin’s creed), les origines mystiques du credo des assassins… Pour faire court, les fans ne devront louper presque aucune ligne de dialogue pour saisir l’intégralité des auto-références de la saga. Le scénario en lui-même n’est pas exceptionnel, mais il est extrêmement solide, cohérent en lui-même autant que dans le cadre du lore assassin. les personnages de premier plan sont, au final, peu nombreux mais bénéficie tous d’un soin particulier.

Au coeur de l’histoire

Pour mon plus grand plaisir, cet assassin remet au centre des débats le contexte géographique et historique. Dans Unity et Syndicate, Londres et Paris et les évènements des périodes respectives  ne servaient que de prétextes à une histoire insipide. Ici, on revient au sel de la série, l’intégralité du pays d’Egypte est un vrai personnage à part entière. La programmation systémique de ses composantes, pnj en tête, y est pour beaucoup car je n’ai jamais vu un jeu en monde ouvert dont les pnj, la faune et la flore sont à ce point autonome. Cela donne au jeu une vraie impression de vie. Nous sommes face à une représentation de l’Egypte qui est très fidéle à l’Histoire, dont la diversité des paysages permet de voir à quel point ce pays est exceptionnel. Les monuments hyper symboliques comme les Pyramides sont fidèles à leur état en -49 avant JC, la reconstitution du Phare d’Alexandrie a même permit à l’équipe d’historiens d’Ubisoft de faire de vraies découvertes historiques, notamment sur sa conception intérieure…

Et même le côté mystique de l’Egypte est très bien représenté. La spiritualité est au coeur du scénario, cela donne un certain nombre de quêtes annexes, et la Douat, le monde des morts, Sekhmet et Rê ne sont jamais très loin. Ils sont même souvent hyper près !!!.

Un gameplay renouvelé

Niveau gameplay, les influences sont multiples. Senu, l’aigle de Bayek, est une amie très précieuse (car, oui, c’est une fille) car elle permet de repérer cibles, ennemis, lieux importants, marchands, ressources et permet d’établir des stratégies dans beaucoup de missions. D’ailleurs, les célèbres points de synchronisation sont au nombre de 53 mais ne servent plus à découvrir la map. Ils servent à se synchroniser avec Senu pour renforcer énormément le lien entre elle et Bayek. Le Parkour est de retour, plus fluide, plus maîtrisé et surtout applicable partout dans la map. Le système de combat est complètement revu. Presque repris de for honor ou blood born, une touche pour parer, une pour les attaques rapides, une pour les attaques puissantes, une pour viser à l’arc et un lock pour cibler un ennemi. Très dynamique, il doit être peaufiné car il nécessite un temps pour être vraiment pris en main et il manque un système de contres. Cela donne aussi lieu à des combats intenses et qui doivent être menés rapidement. Car cette fois les ennemis attaques tous ensembles et de façon coordonnée. Il faut déjà, lors de l’attaque d’une garnison, se focaliser sur le capitaine, ensuite tuer les soldats au corps à corps et espérer garder assez de points de vie pour tirer à distance les archers qui ne manqueront pas, eux, de vous pilonner dès le début.

Ce qui nous amène au système de craft du personnage. En somme, les développeurs ont injectés une grosse dose de RPG, Concernant le personnage, un système de niveaux allant de 1 à 40 existe et il est nécessaire d’y prêter une grande attention. Si vous êtes de niveau 10 et que vous vous attaquez à une quête, un groupe d’ennemi ou un boss de niveau 18, vous êtes fichus d’avance. Pour augmenter votre niveau, il faut passer par les missions annexes, les découvertes de lieux, en fait tout ce qui peux vous permettre de gagner de l’xp. Au-delà de ça, votre personnage pourra améliorer l’efficacité de sa lame secrète, de ses brassards, de sa cuirasse, de ses outils et de son carquois uniquement en chassant et en explorant un maximum la map pour trouver les matières premières nécessaires à la fabrication des upgrades. D’où le fait que le jeu comporte très peu de forgerons ! Les upgrades se font selon trois niveaux : au début, les différentes parties genre cuirasse, brassards sont représentés sur fond bleu, et plus vous les craftez plus ils passent sur fond mauve, puis sur fond doré quand les upgrades sont au top. Pour les armes disponibles, vous pouvez porter à la fois deux arcs différents, des épées de différentes sortes, des lances, des sceptres, des lances, des massues, des boucliers. Chaque élément comporte trois niveaux de rareté : bleu pour les armes faciles à trouver, mauve pour les armes rares et puissantes, et doré pour les armes légendaires. Et dans ces trois niveaux de rareté, il y a un sous-système qui fait que certaines armes ne seront accessibles que lorsque votre personnage aura atteint un certain niveau.

Graphiquement, c’est probablement le plus beau jeu en monde ouvert à l’heure actuelle. Techniquement il n’y a que peu de différences fondamentales entre les versions ps4, ps4 pro et xbox one x. Le clipping et les pops sont assez maîtrisés, les gros bugs se font rares (4 rencontrés en plus de 70h de jeu). Pour ce qui est de la direction artistique, encore une fois l’équipe de DA d’Ubisoft Montréal met des baffes à tout le monde en terme de précision de la reconstitution de l’Egypte du Ier siècle avant JC. A tel point que le jeu est déjà utilisé dans les cours d’histoire pour servir d’illustration.

Quid des DLC ?

Le premier gros dlc devrait arriver en janvier 2018 et portera sur les combats contre des Dieux, façon God of War. Le second, plus intéressant, sortira en mars 2018, se déroulera à la suite de l’histoire principale du jeu, dans la région du Sinaï (région située entre l’Egypte et Israël, dans laquelle se trouve le Mont Sinaï, au sommet duquel Moïse récupéra les tables de la loi dans le livre de l’Exode). Bayek et les balbutiements de la confrérie des assassins seront au cœur de ce dlc. D’ailleurs, le fait que le dlc montre Bayek mettre en place la confrérie,  à deux pas du mont Sinaï, dans une région à proximité de Bethléem, et cela à moins de quelques années de la naissance du Christ, mon petit doigt me dit que ce n’est peut-être pas une coïncidence…

Verdict : INDISPENSABLE !!!

Et pour encore plus d’Assassin’s Creed, retrouvez la partie 1, la partie 2 et la partie 3 de notre dossier sur la saga Assassin’s Creed !

Laurent

Musicien, passionné de jeux vidéo et de cinéma fantastique.

4 pensées sur “[Critique] Assassin’s Creed Origins : renaissance d’une saga culte

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.