Critique de Ready Player One, de Steven Spielberg

Mercredi dernier est sortit Ready Player One, réalisé par Steven Spielberg. Si le film n’est pas mauvais, on attendait quand même beaucoup mieux. Explications.

Tout fraîchement, ou quasi, de la projection de Ready Player One, je me dois de reconnaître que ce film m’a en partie déçu.

Synopsis

  1. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…
Olivia Cooke est la Samantha de Steven Spielberg
Olivia Cooke interprète Artemis dans Ready Player One

Mon avis

J’attendais avec impatience que Steven Spielberg reviennes au blockbuster de science-fiction. Et son intention d’y revenir en adaptant le roman Ready Player One de Ernest Cline me hypait un maximum ! Après que l’on nous ai vanté ce projet comme le retour du maître au cinéma de divertissement intelligent et ambitieux, force est de constater que le contrat n’est que partiellement remplit. Mais voyons les choses dans l’ordre. Tye Sheridan fait un très bon Wade Watts, même si son avatar numérique est beaucoup plus expressif que lui. La plupart des second rôles sont également bons, mention spéciale à un Simon Pegg rare mais attachant, et surtout un Ben Mendhelson qui fait le boulot dans le rôle du salopard de service. Mais il faut bien avouer que je les ai trouvés dominés de la tête et des épaules par Olivia Cooke, qui joue Artemis. Cette jeune actrice, remarquée à Deauville et à Sundance, fait montre d’un grand talent d’actrice ! Nul doute qu’elle fera parler d’elle.

La réalisation de Spielberg nous rappelle que cet homme est un génie. Hyper-dynamique, la mise en scène du maestro fait passer les blockbusters récents pour des courts-métrages de fin d’études. Inspirée, elle offre à voir un monde réel qui fait peur par son réalisme, mais surtout un monde virtuel, l’Oasis, qui parlera fortement aux geeks que nous sommes. Respectueuse, elle rend hommage à Shining avec un soucis du détail qui frôle la démence.

Le problème vient du fait que le scénario n’est pas au niveau. Assez paresseux, il se contente d’égrener les poncifs geek, ne donne que peu de relief à la relation amoureuse et ne sors jamais des sentiers battus. Je trouve que Zak Penn s’est contenté du minimum syndical, et il est dommageable que Steven Spielberg n’ai pas pût y mettre un peu plus sa patte.

En résumé, le principal reproche que je peux faire à Ready Player One, c’est qu’il n’est QUE un bon divertissement, alors qu’il aurait pût/dut être bien plus que cela. Quand on travaille avec le génie Spielberg, il faut savoir être à la hauteur.

Résumé
Critique de Ready Player One, de Steven Spielberg
Titre
Critique de Ready Player One, de Steven Spielberg
Description
Mercredi dernier est sortit Ready Player One, réalisé par Steven Spielberg. Si le film n’est pas mauvais, on attendait quand même beaucoup mieux. Explications.
Rédacteur
Pour
Le geek moderne

Laurent

Musicien, passionné de jeux vidéo et de cinéma fantastique.

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