Detroit become human : un grand Quantic Dream

Detroit become human, le nouveau jeu narratif du studio français Quantic Dream est sortit vendredi dernier. Verdict…

Le test a été effectué sur PS4 standard ainsi que sur PS4 Pro.

Les limites de la PS4

D’un point de vue technique pure, Detroit become human est vraiment beau. Les modèles 3D sont au top de ce que peux nous proposer la console, les textures sont travaillées, donc tout va bien on tient le plus beau jeu de la console. D’un point de vue direction artistique, c’est un travail de titan qui a été abattus par Quantic Dream. Ils ont réussit a donner vie à cet univers très proche du nôtre. En revanche, ma légère déception vient du fait que, pour la première fois depuis 2013, je sens que la PS4 standard commence à être à bout de souffle. J’ai eut droit à des baisses de framerate, à des bugs comme un pistolet imbriqué dans une main, etc… En revanche, sur PS4 Pro tout est nickel.

Un gameplay qui s’affine

Les trois personnages principaux que sont Kara, Markus et Connor disposent chacun d’un gameplay différent. Mais ils ont en commun deux choses : les QTE et le mind palace. Les QTE, marque de fabrique des jeux Quantic Dream, apparaissent surtout durant les séquences d’action. À noter qu’il ne faut pas les rater car chaque personnage peut mourir n’importe quand. Ensuite, le mind palace (ou palais de l’esprit), activable via la touche r2, sert à beaucoup de choses. Notamment il stop le temps tant que la touche est maintenue, et il sert aussi à la narration via des moments (qui peuvent ne pas arriver, selon vos choix) extrêmement importants. Pour le reste, le gameplay de Kara est très centré sur de la réaction à l’environnement et aux événements, celui de Markus sur les décisions et la prise en main du contexte, et celui de Connor sur les enquêtes et la résolution d’énigmes.

Une narration de qualité

Detroit become human, Quantic Dream passe clairement à la vitesse supérieure niveau scénario. La narration a toujours été la force du studio, mais cette fois un cap est franchi. Les trois parcours sont entrelacés de façon judicieuse, fine, subtile. L’intensité va crescendo, il n’y a que peu de moments de relâchement et il est très difficile de lâcher la manette. L’histoire de Kara est très touchante, et fait appel à notre instinct parental de façon profonde. Markus est en quête perpétuelle de lui-même, et son besoin de liberté l’entraînera très loin. Connor, quant à lui, nous oblige à nous poser certaines questions qui deviennent réellement d’actualité. L’actualité, d’ailleurs, est constamment relayée dans les journaux électroniques, émissions de radio et tv constamment diffusées. N’importe quel choix fait par l’un des trois personnages sera répercuté dans les histoires des deux autres. Cela permet d’avoir plusieurs points de vue sur un même événement. Les relations avec les PNJ évolueront constamment en fonction de vos choix, et auront des répercussions sur la suite des événements. Car vos choix seront au cœur de tout. À la fin de chaque chapitre vous verrez apparaître son arborescence scénaristique. Elle vous montrera vos choix, mais aussi la présence d’autres possibilités débouchant sur d’autres fins de chapitre. Parfois on se rend compte que l’on est même passé à côté de pans entiers de scénario. Et les choix de chaque chapitre ont des répercussions sur les chapitres suivants (positionnement des PNJ, choix de dialogues verrouillés, etc…). Il y a des centaines d’embranchements, et je pense que la,trame de chaque personnage peut se mener de bout en bout de, minimum, 4 ou 5 façons différentes.

Conclusion

Detroit become human n’est pas parfait, mais c’est probablement le meilleur jeu de Quantic Dream. C’est aussi le plus beau jeu de cette génération de console. Mais surtout, c’est une expérience qui ne vous laissera pas indifférent.

Laurent

Musicien, passionné de jeux vidéo et de cinéma fantastique.

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