Éperdument, de Mélodie Angevin : la critique

Aujourd’hui, nouvelle critique du premier livre d’une romancière que j’ai rencontré sur Instagram : Éperdument, de Mélodie Angevin.

Synopsis

« La vie est belle… mais souvent injuste. Agathe et Léandre le savent à leurs dépens. Tous deux portent le poids d’un sombre passé qui a laissé de profondes lésions… Ces secrets, chacun ne les partage qu’avec l’autre. Leur amitié est unique, semble immuable. Mais alors que le destin les met à l’épreuve, de nouveaux sentiments naissent entre eux, les empêchant d’avancer.Comment faire quand leur force devient leur faiblesse ? Peuvent-ils toujours compter l’un sur l’autre, quoi qu’il arrive ? Pris dans le tourbillon de ces émotions intenses, une seule chose peut les sauver : leur complicité. Mais arriveront-ils à se retrouver avant qu’il ne soit trop tard ? ».

Notre avis

Instagram est réellement un grand vivier de talents. Il y a quelques temps, déjà, je vous parlais de Mardaas, écrit par Michael Bielli. Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire partager mes impressions sur une autre première œuvre : Éperdument, de Mélodie Angevin. Là encore, c’est au hasard d’une flânerie sur ce réseau que j’ai fais la découverte de Mélodie, et j’ai donc voulue jeter me faire un avis sur son livre par moi-même, n’ayant guère une totale confiance dans le jugement des autres.

Me voilà donc sur Amazon pour passer commande, et c’est avec une certaine curiosité que, quelques jours plus tard, je me plongeais dans le livre. Et, comme pour Mardaas, c’est une belle découverte, une très agréable surprise. Le mot que je retiendrais de cette œuvre est : émotions. Parce que, dans leur multitude, elles sont au cœur des fils tissés par l’auteure pour composer une symphonie profonde, intense et intemporelle.

Un bon livre, c’est, en premier lieu, une bonne histoire, un bon squelette narratif. Celui de Éperdument est subtil, intelligemment construit. Nous sommes pris, de la première jusqu’à la dernière page, par le rythme de la narration de Mélodie. C’est un livre que je qualifierais de « page-turner » dans la mesure où, quand j’étais obligé de mettre ma séance de lecture entre parenthèses, je ne pensais qu’au moment où je pourrais la reprendre. Les relations entre les personnages ont juste ce qu’il faut de complexité et de profondeur. Elles convoquent en leur sein toutes là gammes des émotions humaines, qui sont traitées avec un grand soin. La romancière, toute débutante qu’elle soit, ne tombe jamais dans le piège de facilités qui, pourtant, sont de grandes tentatrices. Ce qui fait que, au travers des personnages, c’est au lecteur que Mélodie s’adresse.

Léandre (j’adore ce prénom) et Agathe sont, un peu (et à mon simple avis), des héritiers, dans l’esprit, de Heathcliff et Catherine. On s’attache à eux, et ils nous font à la fois du mal et du bien. Rire, pleurer, rager, réfléchir, sourire, etc… Éperdument est une œuvre romanesque, une vraie. Mais, dans cette lignée, dont les références les plus connues ont un style classique, Mélodie Angevin apporte une touche de modernité qui a, pour le fervent client du célèbre glacier Berthillon que je suis, le parfum de leur glace à la rose : c’est frais et vif, un vrai délice.

J’ai simplement deux reproches à faire à cette œuvre. Premièrement, comme toutes les œuvres de qualité, il est trop court malgré ses 560 pages. Mais c’est plutôt bon signe. Deuxièmement, on sent, ça et là, une sorte de « retenue ». Comme si l’auteure n’osait aller au bout de certaines idées. Mais cela est probablement dû au manque d’expérience. Je pense que l’art n’est jamais aussi bon que lorsque la prise de risque de l’artiste est maximale. Nul doute que Mélodie saura tenir compte de cela dans son prochain ouvrage.

Au final, je vais reprendre un terme qui m’est cher. Éperdument a un parfum particulier. Explication. Je l’ai lu une première fois, mais il m’a semblé, pendant ma lecture, que l’expérience proposée par Mélodie Angevin pourrait être sublimée par un élément extérieur. Et le musicien que j’ai longtemps été, a fait un rapprochement artistique entre ce livre et Les Quatre Saisons. L’œuvre composée par le génie Antonio Vivaldi aux alentours de 1720 possède les mêmes caractéristiques artistiques que le roman. C’est un tourbillon d’émotions musicales qui, une heure durant, nous transporte avec une énergie folle dans la même gamme d’émotions que celle que nous fait vivre Mélodie dans son livre. Écouter Les Quatre Saisons en boucle en relisant intégralement Éperdument a achevé de me faire verser une larme.

Vivement votre prochaine « invitation au voyage », chère Mélodie !

Laurent

Musicien, passionné de jeux vidéo et de cinéma fantastique.

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