Et et un jour une femme… ou l’importance des femmes dans ma culture geek

Aujourd’hui, 8 mars 2018, nous vivons une journée importante : la journée mondiale des femmes. Sans vouloir être démagogue, je trouve cela assez triste qu’il faille décréter une journée spécifique pour célébrer toutes les femmes. ça prouve, si il le fallait, que l’égalité hommes-femmes n’est pas encore pour maintenant. Mais on progresse. Ça vaut ce que ça vaut, mais hier, à Paris, trois femmes politiques (dont une en exercice), de bords différents, se sont unies pour donner une représentation unique et exceptionnelle des célèbres Monologues du vagin. Aujourd’hui, Marlène Schiappa va co-animer TPMP. Ça peux paraître anecdotique mais c’est déjà un pas.

Pour ceux qui se demanderaient ce que ce débat vient faire sur notre site, j’ai une petite histoire à raconter : celle des femmes qui ont jalonnées ma vie de geek.

Par laquelle commencer… D’aussi loin que je me souvienne, ma mère n’a jamais aimée les jeux vidéo. Elle les a toujours trouvés abrutissants, addictifs, inutiles et j’en passe. Pour ma fan, étant fan de ce média depuis mes 5 ans frâce à mon grand frère, qui achetait jeux et consoles en cachette, ma première demande de type « MAMAAAAAAAN, je veux une NES à Noël ! S’il te plaaaaaaaiiiiiiiiiiit » se vit opposer un « Non » ferme et définitif. Ce qu’elle ne pouvait prévoir, c’est que cette réponse négative allait me conforter dans ma passion, d’une part, et, d’autre part, qu’elle allait me pousser vers une deuxième femme importante pour moi dans ma vie de façon globale) : ma nourrice. Petite précision : oui, j’ai eut une nourrice, mais n’aller pas croire que nous sommes des nantis. Ma mère, en tant que aide-soignante faisait des horaires très compliqués, et mon père, maçon décoré de la Grande Médaille du Travail pour ses 45 de service auprès des monuments historiques, travaillait tout les jours de 5h30 à 19h30. Donc la plupart du temps, mon frère et moi étions seuls avec notre nourrice. J’avais une relation fusionnelle avec elle, à tel point que pour moi elle a toujours eut une place égale à celle de ma mère dans mon cœur. Et ce fût elle qui m’acheta MA NES. Et qui me permit de découvrir la princesse Zelda.

Zelda fût mon premier coup de foudre vidéoludique, bien que la facilité qu’avait la princesse à se faire constamment enlever m’a toujours parut suspecte. Encore aujourd’hui, même si j’ai délaissé Nintendo, mettre la main sur Breath of the wild chez mon revendeur me donne toujours l’impression d’être un Marty McFly numérique. Après des investissements plutôt rentabilisés dans une gameboy, une lynx, une neo-geo, une master system, une megadriveet une game-gear, je réussis à convaincre ma nourrice d’investir « Day One » dans une PlayStation 1 avec Destruction Derby, un autre jeu dont je ne me rappelle plus le nom et une manette supplémentaire. Les gens de la génération (j’ai 35 ans) se remémoreront de l’investissement financier que cet achat représentait à l’époque.

Cet achat m’amena à rencontrer la nouvelle femme importante dans ma vie de geek.

Pour des raisons d’anonymat, nous l’appelleront Brigitte. Brigitte, donc, était la gérante du seul magasin de jeux vidéo de Moulins-sur-Allier (à l’époque) : Coratel. Il me faut préciser que ce magasin était d’une trempe qui n’existe plus, aujourd’hui, que dans quelques coins perdus. Entre les innombrables pièces d’électronique qui jonchaient les rayonnages, on pouvait trouver quantité de perles directement importées du Japon. Les consoles pouvaient être patchées par la patronne elle-même. Toujours de bon conseil, elle avait une connaissance encyclopédique des jeux vidéo, et l’on pouvait passer des heures à l’écouter nous parler de Shinobi, Ghoul’s and ghosts, Metroid et Ridge Racer. Et ceux d’entre nous qui faisaient les malins pendant les concours de jeux de combat qu’elle organisait se voyaient séchés irrémédiablement sur le ring virtuel, repartant chez eux la queue entre les jambes. Malheureusement, victime d’un mal que nous connaissons bien aujourd’hui, la boutique ferma ses portes à la fin des années 90 et j’ai perdu la trace de Brigitte avant même d’avoir put la remercier.

Mais, comme pour me consoler, le sympathique Toby Guard créa Tomb Raider, donc Lara Croft. Je me souviens des dizaines d’heures passées à ses côtés, à évoluer dans des grottes et tombeaux sans fonds. A cette époque, plus que le jeu, son héroïne est devenue un phénomène de société. Et puis la Dreamcast arriva, et, avec elle, Shenmue. Le chef d’œuvre des chef d’œuvres. La neuvième de Suzuki. Et La magnifique et mystérieuse Shenhua.

Depuis lors, la dernière héroïne vidéoludique à m’avoir interpelée fût Aloy. La jeune sauvageonne de Horizon Zéro Dawn me troubla par sa grâce, sa force et son caractère très affirmé. Toutes ces femmes ont un rôle important à jouer. A une époque où le jeu vidéo est autant un média qu’un vecteur d’idées, il est indispensable que des personnages de ce genre existent, pour que les demoiselles puissent s’y identifier, et pour que les damoiseaux puisse apprendre qu’une jeune femme ne peux pas et ne doit pas être réduite à un objet de désir.

Dans un autre registre, le renouveau de la culture geek passe aussi par les femmes. Quand Carole Quintaine, malgré les critiques, monte avec succès une chaîne YouTube et devient une référence féminine dans ce domaine, elle permet aussi d’attirer la lumière sur les autres youtubeuses et streameuses de talent. À ce titre, je vais en citer trois que j’ai la chance de bien connaître. Je citerais donc MidoGeek, pratiquante assidue et respectée de jeux de combat, blogueuse sur son blog perso, active sur Twitch et intervenante occasionnelle sur notre Modcast, elle est une incontournable de la blogosphère geek. Au même titre que La Geek en Rose, figure bien connue de la communauté geek. Enfin je citerais Laylorane, rédactrice sur Je Geek Je Play et Potion de Mana, podcasteuse pour notre Modcast et imitatrice officielle de Brigitte Lecordier, elle vient de se lancer avec succès dans le YouTube Game. J’ajouterais que les trois font partie de ce que j’appellerais la « Sud Connection », puisqu’elles sont toutes trois du Sud, comme quoi personne n’est parfait…

Je conclurais simplement sur cette phrase du poète : la femme est l’avenir de l’homme. A bon entendeur…

Laurent

Musicien, passionné de jeux vidéo et de cinéma fantastique.

5 pensées sur “Et et un jour une femme… ou l’importance des femmes dans ma culture geek

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