Mardaas : le retour des Immortels

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir Mardaas : le retour des Immortels. Cette saga de fantasy est l’oeuvre d’un jeune auteur français, Michael Bielli.

Résumé

Une ombre s’étend sur le Continent de Daegoria. Les puissants Immortels sont de retour après avoir été enfermés durant deux siècles dans une prison souterraine. Bien décidés à régner de nouveau sur les quatre Terres à l’aide de leurs pouvoirs divins, l’un d’entre eux va pourtant les trahir.

« Il était l’Ennemi du Royaume, aujourd’hui il va devenir son allié »

Motivé par un secret enterré dans le passé, il va devoir faire ses preuves et gagner la confiance du peuple en le protégeant des attaques de ses confrères.

« Son nom n’a jamais été oublié »

Mais il sera difficile pour lui de se faire accepter parmi ceux qu’il a longtemps persécutés. Car autrefois responsable des plus grands génocides, bourreau, meurtrier, tyran, le continent porte encore les traces de son règne noir.

Seulement ont-ils raison de se méfier ?

Il est le Seigneur de Feu

Son nom est Mardaas.

Notre avis

J’ai découvert Michael Bielli il y a quelques temps sur Instagram, et sa sympathie m’a amené à découvrir son roman, « Mardaas : le retour des Immortels ». Etant fan de fantasy depuis que je suis enfant, je ne pouvais que m’intéresser à cette œuvre. Mardaas est le premier roman de Michael. D’ailleurs, il lui aura fallut quatre ans pour mettre au monde son bébé. D’habitude, tous les premiers romans portent des stigmates traditionnels. Mais celui-ci est réellement aboutit, à tout point de vue. Hors de question de déflorer quoi que ce soit de l’intrigue, des rebondissements ou de la conclusion de Mardaas. Mais je dois dire que la construction du livre a été soignée, pensée, réfléchie. Le développement des personnages est progressif, travaillé, et l’on s’attache d’autant plus à eux qu’ils évoluent du début à la fin.

Les lieux sont décris de façon à faire fonctionner l’imaginaire du lecteur, mais il s’en dégage un parfum particulier, propre à l’univers de Mardaas. Un univers dont l’existence semble presque palpable une fois que l’on arrive à la fin des 548 pages. Je dirais même qu’il semble familier. On sent que les quatre années de gestation du projet ont données naissance à un monde qui existe par lui-même, au fil des pages. Cela me fait penser à ce que disaient Anne Besson et Alain Nevant lors d’une conférence donnée à la BNF en 2004, à l’occasion d’une exposition sur Tolkien. En substance, ils expliquaient que l’œuvre de Tolkien était unique et non-égalable car écrite par quelqu’un qui n’était pas écrivain, mais, surtout, qui pouvait prendre le temps d’aller au fond des choses. Michael Bielli, lui, est un écrivain, un vrai de vrai, sans aucun doute. Mais, en prenant tout le temps nécessaire pour construire son roman, il lui a insufflé une étincelle de vie. En cela, il est l’un des héritiers de grands noms comme Tolkien, Pratchett ou Robin Hobb. Du moins, il en a le potentiel.

Contrairement à ce que l’on peut croire, les anglo-saxons n’ont pas le monopole des œuvres de fantasy de qualité. Mathieu Gaborit, Fabrice Colin, Jean-Louis Fetjaine et bien d’autres ont donnés naissances à des sagas de fantasy d’exception. A mon avis, qui n’est pas si humble que ça, Michael est l’un d’entre eux, Mardaas a ce qu’il faut pour devenir une saga mémorable. Et j’ajoute qu’il est rare de découvrir par hasard un jeune auteur qui se lance et qui fait montre d’autant de talent. Pour conclure, je vais me permettre de paraphraser le dialogue d’un de mes films préférés, qui, à mon sens, est tout à fait approprié. À bien des égards, la tâche du critique est aisée. Nous ne risquons pas grand-chose, et pourtant, nous jouissons d ’une position de supériorité par rapport à ceux qui se soumettent avec leur travail, à notre jugement. Nous nous épanouissons dans la critique négative plaisante à écrire et à lire. Mais l’amère vérité, qu’il nous faut bien regarder en face, c’est que dans le grand ordre des choses, le mets le plus médiocre a sans doute plus de valeur que la critique qui le dénonce comme tel. Il est pourtant des circonstances où le critique prend un vrai risque : c’est lorsqu’il découvre et défend l’innovation. Le monde est souvent malveillant à l’encontre des nouveaux talents et de la création. Le nouveau a besoin d’amis. Grâce à Instagram, j’ai vécu une expérience inédite. J’ai lu un premier roman de fantasy au parfum singulier. Avancer que ce livre et son auteur ont radicalement changés l’idée que je me faisais de la fantasy française serait peu dire. Mardaas est le meilleur roman français de fantasy que j’ai lu ces cinq dernières années.

Laurent

Musicien, passionné de jeux vidéo et de cinéma fantastique.

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