Prey, un jeu qui mérite bien son nom

Jeu d’action/FPS, Prey est sorti dans les bacs le 5 mai 2017. Alors que la nouvelle production d’Arkane et Bethesda divise les joueurs, voici un petit aperçu de ce qui vous attend dans ce reboot.

Premiers pas dans l’univers de Prey

Le héros

Morgan homme et Morgan femme
Quel(le) Morgan serez-vous ?

Vous incarnez Morgan Yu, cobaye humain et, accessoirement, chercheur/chercheuse sur la station spatiale Talos 1. Parlons donc un peu de vos premiers pas dans l’univers de Prey.

La première chose que le jeu vous demandera de faire, c’est de choisir le sexe de votre personnage. Libre à vous de jouer un homme ou une femme. Cela ne changera pas grand-chose à l’intrigue et impactera surtout les doublages, et, selon moi, l’immersion dans le monde du jeu.

Top départ !

Une fois votre choix fait, vous vous retrouvez très vite aux commandes. Le jeu n’offre pas ou peu de vidéos cinématiques. Tout du moins, au bout d’une vingtaine d’heures, il n’y en a pas vraiment eu.

Après une phase d’introduction et de didacticiel brève mais efficace, vous vous retrouvez coincé dans l’espace. Avec plein de monstres rapides et volatiles. Et votre clé à molette (appelée « clé à griffe ») pour seule amie…

Que se passe-t-il sur Talos 1 ?

L’intrigue se noue rapidement autour du personnage de Morgan et de son frère Alex. Votre protagoniste n’a aucune idée d’où il se trouve ni de ce qu’il se passe. Ce sera à vous, pas à pas, au fur et à mesure de votre avancement, des dialogues, des journaux audio et des autres documents de découvrir ce qui se trame réellement sur Talos 1. Et de vous faire votre propre idée qui impactera peut-être votre approche du jeu.

L’ambiance

Des ennemis pas commodes

Fantôme voltaïque
Lui, il est pas là pour partager son amour et sa bonne humeur.

Très rapidement, vous vous rendez compte que vous êtes coincé sur une station spatiale infestée d’une forme de vie alien fort dangereuse. Elle se décline en moult formes et niveaux de puissance, du petit Mimic vivace à éclater à la clé à griffe au Cauchemar gigantesque et surpuissant, en passant par des télépathes qui contrôlent les esprits, des fantômes aux attaques élémentaires et autres surprises pas toujours plaisantes.

Un gameplay qui participe à l’ambiance

J’insiste ici sur un point autour duquel se sont cristallisées les critiques de certains joueurs. Il s’agit du gameplay. Le jeu vous fait très vite comprendre que non, vous n’êtes pas un surhomme, un super-héros ni rien de ce genre. Vous êtes faible, surtout au début. Vous êtes un galérien. Votre barre d’endurance ne vous permet pas d’attaquer ou de courir à volonté. Vous voulez survivre et comprendre ce qui se passe. Et pour cela, le jeu vous propose un certain panel d’outils que vous serez libre d’exploiter… ou non, si vous préférez une approche discrète en mode chacal infiltré.

Les armes

De zéro…

Vous commencez le jeu avec zéro capacité et une clé à molette pour vous défendre. Une portion minime de votre vie se recharge si vous prenez des dégâts. Et si vous vous excitez trop au corps à corps, vous vous essoufflez et c’en est fini de vous. En gros, il n’y a vraiment pas de quoi faire son Rambo. Prey est un jeu qui mérite bien son nom.

…à héros ?

Pas d’inquiétude cependant, votre arsenal va rapidement s’étoffer. Il y a quelques armes traditionnelles dans le jeu, comme le pistolet à silencieux ou le fusil à pompe. Mais vous avez aussi accès à pas mal de choses assez inédites. Et ça, c’est appréciable, et c’est une de ces choses qui démarquent un peu Prey des autres jeux du genre.

Vous tomberez donc rapidement sur le Canon Glue. Il vous permet d’immobiliser ou ralentir les ennemis qui sont, pour la plupart, bien plus rapides et endurants que vous. Mais c’est aussi un outil indispensable pour progresser dans la station : création de plateformes pour accéder à des étages inaccessibles, extinction d’incendies, isolation d’arcs électriques…

Vous avez aussi plusieurs autres armes pas très conventionnelles, comme le canon à particules Q qui nécessite une certaine maîtrise. Ou encore l’arbalétrière qui est en fait un genre de nerf gun, mange-toi ma fléchette en mousse dans la tronche, sale monstre ! Ou bien des grenades d’un type nouveau, qui permettent de décomposer à peu près n’importe quoi sur la station. Je ne vais pas tous les citer : en bref, il y a de quoi expérimenter !

Quelques autres atouts

Vous avez aussi la possibilité de détruire certains objets pour les transformer en composants de base grâce à une machine appelée le Recycleur. Et, en trouvant les plans nécessaires, vous pouvez créer à peu près tous les objets qu’il vous faut. Mais ne vous emballez pas trop : certains composants de base sont plus rares que d’autres et il m’est arrivé plus d’une fois de me trouver à court de munitions, de matériaux et d’espoir de survie.

Les pouvoirs et les capacités

Compétences scientifique
Un des six arbres de spécialisation

Outre l’arsenal physique, Prey vous propose des capacités de scientifique, d’ingénieur et de combattant. Puis, un peu plus tard dans leu jeu, vous déverrouillez l’accès aux pouvoirs psi : vous pouvez recourir aux mêmes capacités que vos ennemis alien… à condition de les scanner, Bioshock-style. Le jeu vous mettra d’ailleurs en garde : y recourir peut impacter la fin… je n’en dis pas plus. Mais du coup, vous savez d’ores et déjà que vos actions, votre approche et même votre gameplay impacteront les fins possibles. Niveau rejouabilité, ça promet. Et ça donne un petit air de RPG fort appréciable.

Piratage, amélioration des armes, métamorphose en divers objets de l’environnement, téléportation, télékinésie… Ce ne sont que quelques-unes des compétences disponibles parmi l’ensemble des capacités.

Impression générale

Gameplay

Les armes et capacités sont là pour vous filer un coup de pouce dans votre progression, mais à chaque fois que vous croirez que ça y est, vous êtes un Terminator suréquipé, le jeu s’arrangera pour vous ramener les pieds sur Talos. Prey mérite bien son nom ! Donc, si ce que vous recherchez, c’est un gameplay facile et linéaire, où vous êtes guidé dans vos décisions et où l’histoire se dévoile rapidement, passez votre chemin. Prey, ce sont des périodes d’inquiétude calme ponctuées de faufilages discrets et de combats nerveux. C’est un jeu où vous êtes aussi perdu que votre personnage. Ceci dit, selon comment vous décidez de faire évoluer votre personnage, la difficulté peut vite se niveler. Dans tous les cas, les possibilités sont multiples. Prey est un jeu dont VOUS êtes le héros.

Univers et histoire

La statioExtérieur de Talos 1n Talos 1 est vraiment grande : plus de 800 mètres de long, sans compter l’extérieur où vous vous baladez en gravité zéro. Vous pouvez explorer ses différentes zones comme bon vous semble. Si vous vous sentez l’âme d’un aventurier, libre à vous de fouiller les moindres recoins de l’univers proposé par les studios Arkane pour découvrir matériel, plans, etc. Si toutefois vous préférez suivre l’histoire principale pour avancer rapidement, rien ne vous en empêche non plus. Vous êtes libre de vos faits et gestes… dans la mesure de vos forces, évidemment.

L’histoire est prenante et intrigante. L’univers est juste ce qu’il faut d’oppressant et ambiancé. Prey bénéficie aussi d’une bande son discrète qui vient renforcer l’atmosphère générale du jeu.

Durée de vie

Je m’éclate sur Prey depuis une vingtaine d’heures et, à en croire la carte de la station, j’ai exploré un bon trois quarts de la map. J’ai été du genre à fouiller partout, faire toutes les quêtes secondaires, etc. Alors, forcément, ça rallonge la durée de vie du jeu. Si vous êtes comme moi, vous pouvez donc compter une trentaine d’heures – c’est du moins ce que je prévois. Si vous tracez la glace pour compléter la quête principale, je pense que ce sera facilement deux fois moins de temps.

Le mot de la fin

Prey me fait penser à Dishonored par le graphisme et le gameplay (approches variées possibles) et à Bioshock par l’ambiance (monde clos plein de créatures qui ne vous veulent pas du bien). Il introduit des originalités que l’on ne retrouve ni dans l’une, ni dans l’autre de ces références, ce qui est franchement rafraîchissant. Le niveau de difficulté permet une approche assez personnelle : si un truc ne marche pas, tentez autre chose… Bref, je m’amuse bien et je veux connaître le fin mot de l’histoire. Et c’est ce qui compte, non ?

Anna

Je rédige des trucs, je traduis des machins, et surtout, je geek, je geek, je geek!

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