Ralph 2.0 Break the Internet : ça ne casse pas des briques

Ralph 2.0 : Break the Internet, produit par Disney et prévu en France pour le 13 février, est un film moyen, en dessous des standards de qualité du studio.

Conditions de visionnage : ce film a été visionné chez Disney France, sur un écran 4K, projecteur laser et son Dolby Atmos. Cette critique est sans spoilers.

Synopsis

Ralph quitte l’univers des jeux d’arcade pour s’aventurer dans le monde sans limite d’Internet. La Toile va-t-elle résister à son légendaire talent de démolisseur ? Ralph et son amie Vanellope von Schweetz vont prendre tous les risques en s’aventurant dans l’étrange univers d’Internet à la recherche d’une pièce de rechange pour réparer la borne de Sugar Rush, le jeu vidéo dans lequel vit Vanellope. Rapidement dépassés par le monde qui les entoure, ils vont devoir demander de l’aide aux habitants d’Internet, les Netizens, afin de trouver leur chemin, et notamment à Yesss, l’algorithme principal, le cœur et l’âme du site créateur de tendances BuzzzTube…

Notre avis

Il y a quelques jours, j’ai put découvrir Ralph 2.0, la suite du film Les mondes de Ralph. Produit par Disney pour alterner avec les films d’animation musicaux « traditionnels », ces deux films ne sont pas des chefs d’œuvre. Le premier était assez moyen, le second n’est pas différent.

La Ralph de l’animation

Classique, habituel, sans surprise, le niveau de qualité technique de Ralph 2.0 est très élevé. C’est fluide, propre, maîtrisé et les couleurs sont chatoyantes. Donc c’est habituel pour Disney. Ceci étant, Spider-Man Into the Spider-Verse est passé par là et a prouvé que d’autres studios peuvent, désormais, atteindre, voire dépasser, ce niveau. La différence, c’est que chez Disney cette qualité est atteinte à chaque fois. Sans doute grâce au savoir-faire ancestral de la maison.

Une mise en scène sans saveur

C’est là que le bas commence à blesser. La mise en scène de Rich Moore et Phil Johnston est assez plate. Les réalisateurs se contentent de faire du réchauffé, allant même jusqu’à copier des plans vu dans d’autres films Disney. C’est, à mon avis, en-dessous du standard de créativité auquel Disney nous a habitué. De même, le rythme du montage final est assez bancal, avec pas mal de longueurs. Le film dure 1h50, et à plusieurs reprises j’ai failli m’endormir d’ennui.

Un scénario fade

Se déroulant six ans après les événements du premier, Ralph 2.0 reprend STRICTEMENT la même structure, les mêmes ressorts scénaristiques et les mêmes poncifs. C’est mou, ennuyeux, vu et revu. Les personnages ne sont guère plus travaillés et n’évoluent pas réellement entre le début et la fin du métrage.

Un VF à deux vitesses

Attention : la vf est, globalement, d’un bon niveau. Mais, si le travaille des comédiennes et comédiens habitués à faire du doublage est bon (Donald Reignoux et Dorothée Pousséo en tête), Jonathan Cohen (qui joue Spamley) et François-Xavier Demaison (Ralph) sont sensiblement à côté de la plaque. Il est regrettable que ces deux comédiens de talent donnent l’impression de ne pas s’être franchement impliqués dans ce doublage. Du coup, ça crée un décalage avec leurs partenaires. D’ailleurs chapeau à Dorothée Pousséo pour avoir réussie avec brio à retrouver la voix de Vanellope von Schweetz.

En conclusion

Ralph 2.0 est un Disney millésime année creuse, comme tout les deux ans, vite vu mais, malheureusement, vite oublié. Pour autant, si vous allez le voir avec vos enfants, vous passerez un moment sympatoche. Sans plus.

Laurent

Musicien, passionné de jeux vidéo et de cinéma fantastique.

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