Ralph 2.0 : la critique de Aleonpense

Aujourd’hui c’est au tour de l’ami Aleonpense de vous donner son avis Ralph 2.0 !

Synopsis

Ralph quitte l’univers des jeux d’arcade pour s’aventurer dans le monde sans limite d’Internet. La Toile va-t-elle résister à son légendaire talent de démolisseur ? Ralph et son amie Vanellope von Schweetz vont prendre tous les risques en s’aventurant dans l’étrange univers d’Internet à la recherche d’une pièce de rechange pour réparer la borne de Sugar Rush, le jeu vidéo dans lequel vit Vanellope. Rapidement dépassés par le monde qui les entoure, ils vont devoir demander de l’aide aux habitants d’Internet, les Netizens, afin de trouver leur chemin, et notamment à Yesss, l’algorithme principal, le cœur et l’âme du site créateur de tendances BuzzzTube…

Un film très référencé

Il est rare de voir une suite à un Disney, et on se dit que, si ce dernier a décidé de remettre le couvert avec le duo inséparable que forme Ralph et Vanellope 6 ans après le premier volet, c’est qu’il y avait matière à faire. Tuons tout de suite le suspense dans l’œuf : le film plaira aux grands comme aux petits enfants. Bourré de références et de clins d’œil à l’univers enchanteur de Disney et sa galerie de personnages, j’ai trouvé pour ma part que ce deuxième opus met moins l’accent sur les références du jeux vidéo qui foisonnaient dans le 1er. Elles sont remplacées par de nombreux placements de produits. Entre Google, Snapchat, Ebay, Instagram, Twitter, et j’en passe des plus ou moins connus, on se demande presque si la suite n’a pas été financée par ces grosses compagnies. Comme pour avoir une belle pub d’une heure cinquante, disponible dans toutes les salles de cinéma du monde entier. Vous me direz, c’est un peu long pour une pub, mais, sans faire d’humour noir, c’est aussi le cas pour cette suite qui parfois traîne en longueur. Ce qui n’empêche pas d’apprécier l’animation et le côté technique, qui, comme à son habitude depuis les premiers faits d’armes des studios Pixar, est irréprochable. Ils s’améliorent à chaque nouvelle sortie de ce type, en parallèle de l’évolution technologique, et c’est toujours un réel plaisir pour les yeux.  

Au niveau de l’écriture

Pour ce qui est du scénario tout est dans le titre : Ralph break the Internet. Étant donné qu’il est devenu un élément incontournable de nos vies,  j’ai beaucoup apprécié l’imagination dont le film fait preuve pour modéliser le monde d’Internet. C’est malin et ça parle tout de suite aux utilisateurs concernés. Pour ce qui est du point de départ de l’histoire, et sans spoiler, nos deux compères partent à la recherche d’un moyen de sauver Sugar Rush. Derrière ce pan scénaristique plutôt banal, et en dehors de ces discours conviviaux pour les familles, le film ne manque pas de messages pour apprendre à se débarrasser de ses peurs, ou de gérer l’évolution d’une relation amicale quand il est temps de passer à autre chose. En soi, cette communication est astucieuse, elle mérite d’être défendu dans ce type de long-métrage animé. Un point positif pour ma part à ce niveau. Les films d’animation ont toujours eu vocation à nous faire plus ou moins réfléchir tout en nous faisant rire..

Quid de l’humour ?

D’ailleurs ici l’humour (certes relatifs) est forcément présent mais moins percutant.
En comparaison « Les Indestructibles 2 » pour prendre le plus récent ou « Zootopie » ne m’ont pas laissé sur ma faim. Je vous rassure, les amateurs du premier ne seront pas déçus. Cela reste dans la continuité, voir même un peu au-dessus car il y a aussi le côté autodérision de Disney. En particulier avec la scène des princesses…(pas évident de s’attaquer aux stéréotypes des jeunes filles en détresse). Une des différences se marque aussi par le fait qu’il n’y a pas spécialement d’antagonisme si ce n’est que, un peu comme dans la vie réelle, le danger vient des personnages principaux. Nous sommes nos meilleurs amis comme nos pires ennemis. Le film aborde quelques sujets intéressants liés au monde du web, mais en surface seulement, sans vraiment aller très loin (tel que les programmes malveillants et autres virus, la critique en ligne, etc…).

En conclusion


J’ai passé un moment agréable, l’ayant pourtant regardé seul. Je pense que le plaisir est décuplé quand on le partage avec une ou un petit bout de chou, le bonheur se transmettant et le rire pouvant être communicatif.  J’ai aussi fortement apprécié la scène « post-générique » (plus au milieu qu’à la fin), pleine d’autodérision (sûrement mon penchant pour les gens qui ne se prennent pas trop sérieux). Cette suite est donc dans la continuité. Pas mauvaise, loin de là sans, être non plus un chef-d’œuvre, elle reste quand même un film d’animation assez incontournable pour les 6 12 ans. Mais, comme dit en introduction (et ce pour tous les Disney), il n’y a pas d’âge pour les apprécier. Vous pouvez vous préparer à investir dans le Blu-ray sans trop hésiter.

« La critique de Laurent est toujours disponible !

Laurent

Musicien, passionné de jeux vidéo et de cinéma fantastique.

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