Resident Evil 7 : Une nuit en enfer

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Qui ne connaît pas Resident Evil, cette série de jeux horrifiques qui a donnée ses lettres de noblesse au Survival Horror. Créé par Capcom en 1996 sur Playstation et Sega Saturn (la regrettée), Resident Evil a apporté l’horreur et la peur du zombi dans nos cauchemars. Après le virage action opéré par le fabuleux Resident Evil 4, la série a fini de se perdre dedans avec le 6. À côté, la série spin off Resident Evil Révélation (RER) 1 et 2 a tenté de renouer avec l’horreur avec plus ou moins de succès. Mais Capcom se décide à revenir aux origines du succès de sa série avec Resident Evil 7. Son but, terroriser le joueur. 

Jeu testé sur ps4 pro et écran 4k HDR. C’est vraiment la configuration à adopter si possible, le HDR apportant un plus sur tous les éclairagesplus réalistes et les noirs vraiment noir.

La petite maison dans le bayou

 

T’as oublié la Saint Valentin ?

Le jeu nous met dans la peau d’Ethan Winters en route vers la petite ville de Dulvey en Louisiane. Il a reçu un message vidéo de sa femme Mia lui demandant de venir la chercher dans la maison de la famille Baker.  Le problème est que Mia avait disparu 3 ans plus tôt lors d’un emploi de baby-sitting.

On arrive donc dans ces marécages où l’on fini par trouver la fameuse maison. Elle est complètement délabrée, à l’abandon, les murs sont poisseux d’humidité, ça craque et grince de partout. La nourriture a moisi sur la table et dans le frigo. C’est vraiment répugnant, un sentiment de malaise plane dans la maison. On a la désagréable sensation de ne pas être seul ici.

Je vais te tueeeeerrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!!!!!!!

On fini par retrouver Mia, complètement perdue et apeurée, ne se rappelant pas avoir envoyé de message. Et alors qu’on essai  de s’échapper, son visage se transforme en un masque de haine absolu, et comme possédée, se jette sur nous, couteau à la main, pour tuer. Et c’est après cette lutte sanglante que l’on rencontre enfin la famille Baker.

 

Les Baker, une famille en folie

La famille Baker

Certainement le côté le mieux travaillé du jeu. Les Baker sont complètement dingues, malsains, et psychopathes sur les bords. Les repas de famille se composent de plats de viande en putréfaction, de cris, de découpages de mains et de rires hystériques.

Grand-mère, tu sais que tu es flippante parfois ?

Le père de famille, Jack, est un véritable Némésis. Il défonce des murs et nous poursuit avec l’intention de nous tuer. Marguerite, la mère, est plus sournoise, se déplaçant lentement, lanterne à la main, mais n’en reste pas moins extrêmement dangereuse. Reste Luca, le fils, autant excentrique qu’intelligent. A côté de ça, la grand mère dans son fauteuil roulant, inoffensive, amorphe mais flippante. Elle a la fâcheuse tendance à apparaître au détour d’un couloir, chantonnant et nous suivant du regard. Et chaque fois, on se demande comment elle est arrivée là.

Le problème avec eux, en plus d’être tarés, est qu’ils sont extrêmement fort, immortel et pratiquement indestructible. Avec un facteur de régénération ultra développé, chaque combat contre eux est un calvaire. En même temps, c’est le point négatif du jeu, les combats de boss sont du déjà vu, sans grandes surprises. Mais on retiendra un combat complètement dingue dans un garage.

Bien sûr, vienne s’ajouter des créatures noirs, difformes, et très agressives. Et c’est à peu prêt tout. Un bestiaire très limité qui ne compte que 3 variantes du même montre. Heureusement, l’intérêt du jeu n’est pas dans ses ennemis, qui malgré tout font le job mais bien dans son ambiance.

Autre petit point négatif, Ethan, qui par moment semble à côté de la plaque avec ses réflexions. Elles tombent souvent à côté. En général, la vf (comme les autres) n’est pas très convaincante.

A sa place, on finirait recroquevillé en position fœtal à sucer notre pouce en demandant notre maman.

Ne pleures pas, maman est là !!!!

Resident Evil 7, une ambiance de génie ?

[Youtube https://www.youtube.com/watch?v=c2NzB9_LspU]

Quand tu stress comme une merde, tu fais de la merde et tu crèves comme une merde.

L’autre très gros point fort du titre est son ambiance oppressante et crade, autant artistique pour la première partie du jeu que sonore. Il est conseillé (obligatoire) d’y jouer avec un casque 7.1 sur les oreilles pour une meilleure immersion. Et un PsVR pour ceux qui en ont et qui la supportent. Après, tout dépendra de votre capacité à vous laisser immerger par les ambiances oppressantes. Si vous êtes sujet aux jumpscares (même lorsque vous savez que ça va arriver, vous sursautez. Même dans des films comiques… je m’égare), vous ne serez pas déçu. 

Comme dit plus haut, le manoir est crasseux, délabré, et pourri par endroit. Il parait vivant grâce aux sons et bruits que l’on entend. Il grince de partout, le planché craque sous nos pas, des portes claques (sous l’effet du vent ?). Lorsque l’on se déplace, on a l’impression que quelqu’un marche juste derrière nous. Mais non, rien, juste un sursaut causé par notre ombre, et notre parano.

Alors on reprend notre chemin, et papa est là, devant nous, nous soulevant du sol pour nous projeter au loin d’un simple mouvement. Il lève sa pelle et commence à avancer vers nous d’un pas décidé. Et d’une voie pleine de folie il lance : « Ethan, je vais te tuer ». Flip garantie. Avec le casque sur les oreilles, on a vraiment le sentiment qu’il est derrière nous. Alors en VR…

Même lorsqu’il n’y a personne, on ne se sent pas en sécurité, et on le ressent pendant les 3/4 du jeu.

Un vrai Resident Evil 

Mise à part la vue à la première personne, on se sent comme dans le tout premier Resident Evil. Des déplacements en mode tank et donc lent (et encore plus en VR). Si vous avez le malheur d’avoir jouer à un fast fps du style de Doom juste avant, la lenteur du jeu pourrait s’avérer mortel.

Euh, ça se fume ???

Très peu de munitions, aucun loot de la part des monstres (ça change des Resident Evil 4/5/6) et un personnage très faible. On devra utiliser des herbes pour se soigner. Petite nouveauté, les fluides chimiques normaux et fort qui permettent de créer des munitions ou de meilleurs soins une fois couplé avec les bons éléments.

Le coffre avec contenu communiquant entre les salles de sauvegarde est de retour. Même la musique emblématique est présente. Moment de calme bien mérité. Seul manque les rubans, maintenant, on utilise un répondeur automatique pour sauvegarder. 

Le jeu est bourré de références en tout genre allant de « Massacre à la tronçonneuse » à « Détour mortel » entre autre. Le côté dégueulasse n’ayant pas été oublié. 

Autre bonne idée, les cassettes vidéo. Elles permettent de découvrir ce qui est arrivé à d’autres malchanceux. Pas obligatoires, elles donnent des indices pour notre propre aventure et un aperçu de ce qui nous attend. 

Le jeu propose deux fins différentes à travers un choix fait au milieu du périple. Et c’est là que ça part un peu de travers, ça sent le bricolage le rajout de dernière minute. On perd l’ambiance du début, on trouve des munissions à la pelle et on massacre des tonnes de monstres. Même si on a les réponses sur le pourquoi de la situation, c’est prévisible et donc sans surprise. Mais ce n’est pas complètement raté, c’est juste moins bien travaillé et expédié. Le syndrome Final Fantasy 15, mais beaucoup moins foutage de gueule malgré tout.

Verdict

Avec ce Resident Evil 7, Capcom signe un retour au source plutôt réussie. C’est un jeu moins ambitieux que ne l’était le 6, avec un plus petit budget, où l’on reste cloîtré dans la même propriété pendant pratiquement toute l’aventure. Mais le pari est réussi, on retrouve une vraie ambiance horrifique, les monstres sont crades et le manoir rappellera celui du tout premier épisode, même si il est moins ambitieux. Le jeu aurait pu être un reboot si Capcom n’avait pas décidé de rattacher le tout d’une façon un peu grossière à la fin. Certains éléments sont étranges, voir, ne devraient pas être possibles pour peu qu’on ai joué aux épisodes précédant (je reste volontairement évasif pour ne pas spoiler).

Le souci, c’est qu’ils ne pourront pas refaire la blague avec le 8 (et au vu du succès, il n’y a guère de doute). Ils devront améliorer les contrôles, le nombre d’actions possibles, et il est fort probable qu’on reparte très rapidement sur quelque chose de beaucoup plus action, dans des environnements plus vastes. 

Il n’en reste pas moins un très bon jeu, une expérience à vivre de préférence avec un casque sur les oreilles, et pourquoi pas en VR pour les plus courageux, même si c’est loin d’être obligatoire. 

  Notre avis : TRES BON

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Shin

Passionné de jeux vidéo japonais, fan de j-rpg et Nintendo sexuel !!! J'aime aussi le MCU, le DCCU (oui, j'assume), les comics et les mangas. Il m'arrive aussi de lire des livres sans images. Je n'ai pas ma langue dans la poche, je suis toujours sincère à dire ce que je pense.

3 pensées sur “Resident Evil 7 : Une nuit en enfer

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