Saga Assassin’s Creed : épisode Brotherhood

Voici la suite tant attendue de notre dossier sur la saga Assassin’s Creed. Cette fois-ci, nous allons aborder l’épisode Brotherhood, suite direct du 2 et centré sur la Rome de la Renaissance.

Sortit en 2010, Assassin’s Creed Brotherhood, suite de Assassin’s Creed 2, fait entrer la saga dans l’ère de la fameuse « sortie annuelle obligatoire pour faire des sous », méthode bien connue des éditeurs comme Ubisoft. Les dons naturels des équipes d’Ubi pour la communication ont eu pour effet, pendant longtemps, de laisser penser que cet épisode serait le 3, mais en fait non, plutôt un 2.1 mais avec la taille de contenu d’un vrai jeu. Pour faire simple, Brotherhood est un véritable épisode canonique mais dont le but est surtout de faire avancer la quête de Ezio, pas tellement celle de la méta-histoire.

Le scénario

Suite aux évènements de Assassin’s Creed 2, Ezio retourne à Monterrigionni pour prendre du bon temps (coucou Catherine Sforza), mais, pas de bol, dès le lendemain la ville se fait attaquer par Cesare Borgia et son armée. Mario y laisse sa peau, la Pomme d’Eden est perdue et Ezio, gravement blessé, part en direction de Rome pour se venger. Après avoir été remis sur pied par une âme charitable, et avoir été guidé par Machiavel, de rencontres en rencontres Ezio réanime la confrérie des Assassins d’Italie (fondée par Aya/Amunet à la fin d’Assassin’s Creed Origins), forme bon nombre d’apprentis et se fait des alliés influents. Il parvient à reprendre Rome, à libérer ses habitants, récupère la Pomme et, en prime, Cesare est arrêté. Quelques années plus tard, en 1507, Ezio retrouve Cesare en Espagne et le tue. À la suite de tout cela, Desmond découvre un temple sous le Colisée, mais au moment où il s’empare de la relique, Junon prend possession de son esprit et le force à supprimer Lucy. Et nous le quittons inconscient, en état de choc et obligé de rester dans l’Animus pour être maintenu en vie.

Desmond dans Brotherhood
Desmond, Shaun et Rebecca dans Assassin’s Creed Brotherhood

Les lieux

Hormis les maps du multijoueur, la seule ville présente dans le jeu est Rome, mais elle est énorme ! Exception faite de Monterigionni, il n’y a guère que Naples qui, le temps d’une mission, nous offre un peu de dépaysement. Mais peu importe, car le jeu offre une excellente reconstitution de Rome en pleine Renaissance italienne, compte-tenu des moyens techniques de la génération PS3-Xbox 360.

Rome dans Brotherhood
Rome dans Assassin’s Creed Brotherhood

Les personnages

Aux personnages principaux de l’épisode précédent s’ajoutent Cesare et Lucrecia Borgia. Pour ce qui est de Cesare, il est dépeint dans le jeu comme un être maléfique, sanguinaire et mue uniquement par la quête du pouvoir suprême. A tel point que le sort de l’Italie lui importe peu. En cela, il devient vite un problème pour Rodrigo, son père, alias le Pape. Lucrecia, elle, est beaucoup plus nuancée. Mêlant Eros et Thanatos envers son frère, elle ressent aussi un mélange de haine et d’attirance sexuelle envers Ezio. Pas aussi extrême que son frère, elle est surtout une femme manipulée par Rodrigo et Cesare. En somme, le jeu véhicule une image réaliste de ce qu’elle était en réalité, à mille lieux de la réputation qu’on lui prête.

cesare et lucrèce
Cesare et Lucrèce Borgia

L’environnement historique

Comme dit plus haut, l’environnement est celui de la Rome de la Renaissance. Pour les besoins de jeu, et pour parer aux problèmes liés aux limitations techniques des consoles de l’époque, la ville a été réduite au Vatican, les quais du Tibre, le centre-ville, le quartier des Ruines et un peu de campagne autour. Pour autant, à l’époque cette map était l’une des plus grandes, tout mondes ouverts confondus. Le jeu commence en 1499 et finit en 1507. C’est une période charnière pour Rome car c’est précisément le moment où la cité entre dans l’ère moderne :

Copernic y fait la toute première observation scientifique d’une éclipse ;

Bramante dessine les plans de la basilique Saint-Pierre, car à l’époque elle n’existait pas, raison pour laquelle il n’y a que la Sixtine qui soit représentée dans le jeu ;

Léonard de Vinci rencontre Salaï et crée énormément.

Le Pape Alexandre une mainmise totale sur Rome, donc aussi sur le versant occidental de l’empire, et ambitionnait de cumuler le titre pontifical et le titre impérial. Mais il préférait utiliser des méthodes discrètes pour parvenir à ses fins. Cela précipita sans doute sa fin car, aujourd’hui, de plus en plus de spécialistes s’accordent à dire que c’est son fils, Cesare, qui l’aurait empoisonné.

Leonard de vinci
Léonard de Vinci, symbole de la Renaissance italienne

En conclusion

Finalement, le jeu s’est vendu à 7 millions d’exemplaires et a été plutôt bien reçu par les critiques. Toutefois, des voix s’élèvent déjà pour réclamer plus de nouveautés dans le prochain épisode. Nous verrons, dès le mois prochain, que Ubisoft fera le choix d’ignorer ces critiques pour capitaliser uniquement sur la popularité de Ezio…

Laurent

Musicien, passionné de jeux vidéo et de cinéma fantastique.

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