Shadow of the Tomb Raider : Le Test

Tomb Raider nous était revenu en 2013 avec une prequel aux forts accents de reboot de très bonne qualité, lorgnant du côté des Uncharted. Sa suite Rise of The Tomb Raider 2 ans plus tard avait déçu par son manque d’innovations et cette forte impression de rejouer au même jeu mais dans la neige. Mais trilogie oblige, on espérait tous que ce troisième épisode relèverait le niveau pour un final grandiose. Alors, qu’en est-il réellement ? Est-ce la catastrophe absolue ou une grande réussite ?

Le test a été réalisé sur PS4 pro et un écran 4K HDR avec une copie du jeu achetée par mes soins.

Le début de la fin

Shadow of The Tomb Raider est le troisième épisodes des aventures de la jeune Lara CROFT devant faire le lien avec le tout premier épisode de la saga sorti sur Playstation en octobre 1996.

On retrouve Lara accompagné de Jonah (son coéquipier) au Mexique pendant la très renommée Fête des morts (Día de los Muertos) dans un petit village à la recherche d’un artefact Maya duquel on dit qu’il peut refaire le monde (en le détruisant au passage). Son but étant de mettre la main dessus avant l’organisation des Trinitaires qui continue à lui mettre des bâtons  dans les roues. Pas de mystères, elle le récupérera et déclenchera le début de l’apocalypse (sinon, ce ne serait pas un vrai Tomb Raider). Commence une course contre la montre afin d’éviter la fin du monde, stopper les Trinitaires et découvrir enfin le mystère de la disparition de son père, le tout saupoudré de scènes catastrophes très impressionnantes sans en abuser pour autant.

Comme chez les enfants, le troisième, c’est toujours le meilleur…

Techniquement, le titre est très léché et n’a rien à envier aux ténors du genre que sont God of War ou Uncharted 4. Sur Ps4 pro (et Xbox one X) la résolution est proche du 4k (ndlr : 4k upscalée), et les 30fps sont tenus sans aucun problème. Pas une seule chute de framerate n’ont été constatées pendant les 30h qu’à duré mon aventure. Les décors fourmillent de détails, la végétation est luxuriante, les effets de lumières sont très réussis et le HDR magnifie le tout. La modélisation de Lara et des personnages principaux sont très réussis. D’ailleurs, Lara a un visage modélisé avec plus de finesse et des expressions faciales bien mieux gérées et réalistes que dans Rise, où tout paraissait surjoué.

Alors oui, les traces de pas dans la boue ne sont pas aussi réalistes que les traces dans la neige de God of War ou même Rise of Tomb Raider. Idem pour les passages sous l’eau où l’on a parfois l’impression d’être en apesanteur car l’eau est souvent trop net, sans particules qui flottent ni mouvement d’eau. Mais là, c’est chipoter car le reste rattrape ces quelques bémols tant on en prend plein les yeux constamment.

Que ce soit le character design des environnements extérieurs très variés (même si il y a beaucoup de forêts), des villages, des grottes, des différents tombeaux ainsi que des éclairages, on sent que les équipes d’Eidos Montréal ont décidées d’y aller à fond afin d’en mettre plein les yeux et de marquer l’esprit des joueurs.

Le jeu met aussi l’accent sur des ambiances qui rappelleront les meilleurs passages de films comme Predator avec toute sa partie infiltration, attaque depuis le haut des arbres ou le fait de se recouvrir de boue afin de mieux se cacher dans les environnements, The Descent pour ses tombeaux et ses grottes très glauques et morbides, plongeant presque dans l’horreur, ou encore un passage à la Rambo avec un des passages les plus dingues du jeu qui montrera toute la folie meurtrière dont est capable la belle Lara.

Le retour aux sources

Shadow of the Tomb Raider reprend un rythme que l’on a déjà vu dans Uncharted ou Last of Us : exploration/infiltration/baston/fuite. Et si l’on pouvait craindre encore un trop plein d’action, cette fois, les choses vont dans le très bon sens. C’est l’exploration qui a été mis sur le devant même si les fusillades sont bien présentes quand il le faut. Et quand on parle d’exploration, ça veut dire qu’il est fréquent de passer souvent plusieurs heures d’affilée sans tirer un coup de feu et tuer un seul ennemi.

En effet, des tonnes de secrets et de tombeaux annexes ont été dissimulés dans les environnements. Et les tombeaux sont une des plus grande réussite du titre. Parfois courts, souvent longs, avec des pièges et énigmes à résoudre afin d’arriver au bout, certains offrent des ambiances très sombres et pesantes, à la limite de la claustrophobie. En découvrir un est toujours un plaisir qu’on ira assouvir sans aucunes hésitations, quitte à mettre notre progression de l’aventure en stand-by. Leurs level design est très intelligent et la découverte de certains risque de vous faire lâcher un waouh tant les développeurs se sont fait plaisir pour nous surprendre. On ressent vraiment le sentiment d’explorer des zones oubliées depuis des millénaires et d’être dans un vrai Tomb Raider à l’ancienne.

Enfin, pour ne pas lasser le joueur d’un trop plein d’exploration, les scènes de catastrophes naturelles sont là pour nous en mettre plein les yeux dans des phases de fuites très réussies mais sans partir dans l’excès d’un Uncharted 4 par exemple.

Un gameplay qui se renouvelle peu mais qui fait très bien ce qu’il fait.

Côté gameplay, on retrouve tout ce qui a été fait dans les épisodes précédant. Mais l’accent a été poussé sur l’infiltration, nous permettant maintenant de nous recouvrir de boue afin de mieux se dissimuler contre les murs végétaux. On peut aussi grimper aux arbres afin d’attaquer ses ennemis de haut et de les tuer en silence en les suspendant aux branches à la Predator. Heureusement, on en abuse pas énormément.

On retrouve ensuite les habituels de la série. On peut grimper certaines parois indiquées par des marques, récupérer différents loots sur les ennemis et dans la nature afin d’améliorer les armes et créer quelque costumes supplémentaires, apportant chacuns différents bonus comme le fait d’être plus silencieux et difficile à repérer par exemple.

Le jeu est constitué d’un ensemble de petites zones ouvertes ayant chacune un hub central représenté par un village. Et même si ce n’est pas immense, il y a suffisamment de choses planquées de partout pour ne pas avoir l’impression d’être enfermé. Dans les villages, nous aurons la possibilité de recevoir des quêtes annexes plus ou moins intéressantes de la part des villageois ou nous pourrons aller voir les commerçant afin de vendre nos découvertes et d’acheter de nouveaux équipements.

Après, certaines choses ne vont pas comme le fait d’avoir les tutoriels qui apparaissent durant toute l’aventure pour nous rappeler par exemple quel bouton appuyer pour s’accrocher à une parois en plein saut, et après 30h, c’est lourd. Le découpage entre les différentes situations est lui aussi un peu trop marqué, aucun efforts n’a été fait pour lisser ça et donner l’impression que les événements ne se déroulent pas toujours dans le même ordre. La précision de certaines actions est aussi limite par moment et il arrive fréquemment que l’on meurt bêtement en tombant alors qu’on voulait s’accrocher à une parois avec nos piolets. Par moment c’est rageant, mais les sauvegardes automatiques, fréquentes et proches nous évite le ragequitte.

Petit point positif à signaler, et pas des moindres est la possibilité de se faire une difficulté à la carte. Que ce soit la difficulté des affrontement avec des ennemis plus ou moins coriaces, l’exploration avec la possibilité de faire disparaître toutes les marques des parois auquel on peut grimper jusqu’à la difficulté des énigmes des différents tombeaux, on peut faire ce que l’on veut afin d’avoir une expérience qui nous convient parfaitement.

Verdict

Shadow of the Tomb Raider est à n’en pas douter l’un des meilleur si ce n’est le meilleur épisode de la saga complète. Malgré ses quelques petits défauts et le fait que l’on est dans une formule connue, le travail apporté par Eidos est énorme. Les environnements sont magnifiques, l’ambiance de certains passages sont fous et l’histoire est très intéressante. On en apprend plus sur Lara, sa psychologie et ses faiblesses même si c’est balayé d’un revers de main extrêmement vite (pour retomber en mode Rambo), son enfance et ses parents. Un très bon cru, qui mérite son prix. Je ne pensais pas dire ça avant d’y jouer mais c’est une des meilleures expérience de cette année et il rentre dans ma liste de choix de jeu de l’année tant il est réussi.

Indispensable

Shin

Passionné de jeux vidéo japonais, fan de j-rpg et Nintendo sexuel !!! J'aime aussi le MCU, le DCCU (oui, j'assume), les comics et les mangas. Il m'arrive aussi de lire des livres sans images. Je n'ai pas ma langue dans la poche, je suis toujours sincère à dire ce que je pense.

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