The Last Guardian, le jeu vidéo transcendé

The Last Guardian est la troisième oeuvre d’une trilogie imaginée par Fumito Ueda. Débutée sur playstation 2 avec Ico et sa suite spirituelle Shadow of the Colossus, il nous livre presque 10 ans après le début de son développement un véritable chef d’oeuvre émotionnel, une apothéose, une preuve de son génie absolu. Avec The Last Guardian, il faut se préparer à vivre une aventure hors norme et qui marquera le futur du jeu vidéo. Que l’on aime ou pas, il y aura un avant et un après The Last Guardian.


Le jeu a été testé sur Ps4 Pro, avec une Tv 4k HDR. Juste quelques petits ralentissements, très rares ont pu être observé.


The Last Guardian nous fait suivre l’aventure d’un jeune garçon qui s’éveille dans une grotte sombre, aux côtés d’une créature géante appelée Trico, mangeuse d’homme. Il ne se souvient de rien. Comment est-il arrivé ici et où se trouve-t-il ? Pourquoi son corps est-il recouvert de tatouages ? La créature à ses côtés étant clairement hostile à sa présence, et blessée par des pieux, il nous faudra trouver un moyen de l’apprivoiser. Rapidement, un lien va se créer entre l’enfant et la bête et ensembles, ils vont mettre leurs atouts en commun afin de pouvoir survivre et
s’échapper de ces ruines anciennes et gigantesques.

 

Un univers dingue

Si l’on a joué à Ico et Shadow of the Colossus , on ne sera pas dépaysé par The Last Guardian. En effet, on retrouve le même style d’environnements immenses, en ruines et vides de toute vie. Mais à aucun moment le jeu n’est fade. Si les graphismes en intérieur peuvent paraître épurés et simple, voir trop sombre, il serait dommage de s’arrêter là. Ce n’est là que la face visible de l’iceberg.

Car une fois arrivé en extérieur, on se rend compte de la démesure des lieux par rapport à l’enfant. Nous ne sommes pas dans un monde ouvert mais n’avons à aucun moment l’impression d’être dans un monde limité. Tout est en mouvement autour de nous. Le vent souffle et fait bouger naturellement l’herbe, les arbres, les habits et cheveux de l’enfant et les plumes de Trico. La lumière du soleil est par moment éblouissante. Les morceaux de planche bougent sur notre passage et les décors s’écroulent littéralement lorsque Trico se déplace dedans. Les bruitages, les sons environnementaux et les musiques de grande qualité accentuent encore l’immersion.

Il est, en plus de ça, graphiquement très propre, avec très peu (voir pas) d’aliasing et les décors sont très détaillés. Et lorsqu’on joue sur un écran 4K HDR avec une Ps4 pro, les effets lumineux deviennent encore plus puissants. Les flammes et le soleil sont presque incandescents alors que les lieux sombres sont vraiment plus noir. L’expérience en devient encore plus intense.

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Le génie de Ueda

Le véritable exploit de The Last Guardian se trouve dans l’intelligence artificielle créée pour Trico. Il s’agit ici d’un véritable tour de force. Le jeu a mis 10 ans à arriver et c’est en partie à cause de ça. La playstation 3 n’avait tout simplement pas assez de mémoire pour gérer une telle I.A. Et pour cette raison, beaucoup pourraient passer littéralement à côté de l’expérience, ne comprenant pas pourquoi Trico ne réagit pas aux ordres donnés tout de suite.

Lorsqu’on se lance dans l’aventure, il ne faut pas le prendre comme un simple jeu vidéo. Trico est un animal à mi-chemin entre un chien, un chat, un vautour, une girafe (si si, vraiment), et bien d’autres. Doté d’ailes, de cornes et d’une longue queue pouvant lancer des décharges de foudre, il est réellement plus qu’une simple ligne de code. Et si on le considère comme tel, comme n’importe quel animal de jeu vidéo, alors vous aurez juste l’impression que le jeu est mal foutu.

 

The Last Guardian
Caressez et parlez à Trico pour le calmer


Dès le début de The Last Guardian, vous devrez nouer un lien de confiance avec l’animal, comme vous le feriez avec votre animal de compagnie si il était craintif envers vous. Vous devrez lui retirer des pieux et flèches du corps et le nourrir afin de gagner sa confiance. Lorsqu’il est excité, il vous faudra le calmer, au risque de vous prendre un mauvais coup qui potentiellement pourra vous envoyé vers une mort certaine suivant le lieu (les chutes peuvent tuer).

A l’aide de la touche R1, vous pourrez, à terme, lui donner différents ordres comme suivre des directions, attaquer ou sauter. Mais ça va plus loin, si vous regarder quelque chose en hauteur par exemple, il sera intéressé et regardera à son tour. Plongez dans l’eau, et il plongera à son tour. Mais il se peut aussi qu’il vous ignore complètement et s’amuse dans une flaque d’eau comme votre chien pourrait le faire. Il vous fera comprendre lorsqu’il est inquiet pour vous en couinant et hurlant lorsqu’il vous perd de vue, et fera la fête en vous retrouvant. Juste avec ses animations, dans son regard, les bruits qu’il fait, vous finirez par comprendre ce qu’il veut et ressent.

Et c’est là qu’est le tour de force. Très souvent, il nous arrive de sourire en reconnaissant des comportements d’animaux réel. Lorsque l’on est vraiment plongé dans le jeu, il se peut qu’on se mette à lui parler à voix haute involontairement, avant de se rendre compte la seconde d’après qu’on parle à sa télé (et qu’on passe pour un fou si quelqu’un d’autre est dans la pièce). Une excuse supplémentaire pour dire que les jeux vidéos grilles le cerveau. Ce jeu pousse la narration sentimentale à un niveau jamais atteint à ce jour. Vous aurez l’illusion d’avoir créé une véritable relation d’amitié avec Trico. Et c’est à ce moment que vous comprendrez que The Last Guardian est un chef d’oeuvre.

Quelques petits accrocs 

Bien sur, tout n’est pas parfait, on pourra noter une caméra parfois un peu folle, surtout dans les lieux exigus, des sauts un peu flottants ou le fait que l’enfant s’accroche constamment à Trico (même si une touche de la manette permette de plutôt bien gérer ce souci au final). Il lui arrive aussi très souvent de trébucher sur la moindre petite pierre qui traîne. Mais au final, ce n’est rien de vraiment rien de très dérangeant. A aucun moment ces quelques petits défauts ne viennent gâcher l’expérience.

Verdict

Vous l’aurez compris, The Last Guardian est un jeu qui va marquer son temps. Artistiquement magnifique et poétique, vous vivrez une aventure qui ira crescendo jusqu’au final juste mémorable qui laisse sans voix. Rare sont les jeux qui font ressentir tant d’émotions si fortes et pourtant si naturelles. 

C’est une expérience unique que tout possesseur de PS4 se doit de faire. Un jeu déjà culte qui va marquer l’industrie du jeu vidéo pour les prochaines années à coup sûr.

 

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p style= »text-align: center »>Notre avis : CULTE ET INDISPENSABLE

Shin

Passionné de jeux vidéo japonais, fan de j-rpg et Nintendo sexuel !!! J'aime aussi le MCU, le DCCU (oui, j'assume), les comics et les mangas. Il m'arrive aussi de lire des livres sans images. Je n'ai pas ma langue dans la poche, je suis toujours sincère à dire ce que je pense.

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