Xenoblade Chronicles 2 : Torna – The Golden Country

L’an dernier sortait Xenoblade Chronicles 2 sur switch. Et non content d’avoir fourni un J-RPG conséquent et de qualité, Monolith Software a décidé de proposer un DLC faisant office de préquel, certes payant, mais promettant une expérience un expérience proche d’un stand-alone. Et sans être parfaite, cette extension, nommé Torna – The Golden Country n’en reste pas moins intéressante.

Il y a 500 ans…

Torna – The Golden Country fait office de préquel et se place 500 avant l’aventure de Rex et de ses amis. On y suit Lora et sa lame Jin qui seront rapidement rejoins par Addam, Mythra et bien d’autres dans le légendaire combat qui les a opposés à Malhos et qui a provoqué la destruction du royaume de Torna. Voilà, pas la peine d’aller plus loin, le scénario de cette extension se résume plus ou moins à ça.  Et  ce n’est pas bien gênant dans la mesure où, comme pour le jeu principal, le principale intérêt de cette histoire réside plutôt dans traitement de ses protagonistes. On s’attache très vite à eux et j’ai personnellement eu une boule au ventre toute au long de l’aventure car, en ayant fait le jeu principal, je savais pertinemment que la conclusion ne serait pas joyeuse. En revanche, j’ai quelques réserves concernant la mise en scène global. La fin a beau être émouvante, je m’attendant à quelque chose d’un peu plus spectaculaire, d’autant qu’on nous répète sans cesse dans le jeu de base que le combat entre Addam et Malhos était colossal. Du coup, je suis resté un peu sur ma faim.

L’équipe au grand complet !

Randonnée à au pays dorée

Comme son nom l’indique, le DLC se passe presque intégralement sur Torna. Ce nouveau Titan, spécialement créé pour l’occasion est divisé en plusieurs vastes zones plutôt jolis et possède un style médiéval fantastique vraiment plaisant. Cependant, il est quand même moins détaillé et possède nettement moins de petits secrets que les Titans de Xenoblade Chronicles 2. On a bien un autre lieu à visiter, mais celui-ci n’est autre qu’une version plus petite et plus vide (500 dans le passé oblige) de Gormott. Donc si intéressant soit le monde de Torna, on en fait vite le tour. D’autant qu’il faudra faire de nombreux aller-retours car, et c’est là le plus gros point noir du DLC, il vous sera imposer de finir un nombre plutôt conséquent de quêtes annexes ennuyeuses afin de pouvoir aller à la fin du jeu. En effet, Monolith Soft introduit un système de « Solidarité » qui n’augmentera qu’en rendant service aux différents PNJ. Et par deux fois, la quête principale vous demandera d’atteindre un certain niveau de solidarité avant de continuer. Ce procédé plutôt maladroit n’a pour effet que de casser le rythme de l’aventure et de donner l’impression d’augmenter artificiellement la durée de vie. C’est dommage, d’autant que ce n’était pas nécessaire.

Voilà l’écran qui vous allez détester dans cette extension

Des affrontements toujours aussi palpitants

En ce qui concerne la jouabilité, on retrouve les mêmes sensations qu’avec le jeu principal, à ceci prêt que maintenant, on peut échanger entre le pilote et ses lames en plein combat. D’ailleurs, en parlant des lames, il n’est maintenant plus possible d’en éveiller de nouvelles. Ici, on va à l’essentiel, à savoir deux lames par pilotes et ça s’arrête là. De plus, les combos de lames ont subis quelques modifications pour les rendre plus accessibles. Pour rappel, les combos de lames sont des sortes d’attaques spéciales élémentaires qu’on peut combiner avec celles des autres pilotes afin de faire un attaque surpuissante. Dans le jeu de base, il fallait les enchaîner les bons éléments (par exemple Feu>Feu>Lumière) pour effectuer des combos, alors que dans Torna – The Golden Country ce n’est plus le cas. Vous pouvez certes faire des combinaisons d’attaques corrects afin de faire plus de dégâts, mais il est également possible de les exécuter sans se soucier de l’ordre. Cette simplification n’enlève en rien à l’aspect stratégique des combats, mais ça les rend un poil plus facile et surtout nettement moins longs.

Bien que simplifiés, les affrontements restent un pur plaisir dans ce DLC

Verdict : bon

En conclusion, je dois avouer que je ne suis pas totalement conquis par ce DLC mais j’avoue que j’en attendais beaucoup. Même si je l’ai parcouru avec plaisir, j’ai tout de même préféré le rythme, le contenu et la mise en scène du jeu principal. Néanmoins, si vous souhaitez prolonger un peu l’expérience, alors c’est une extension plus que correcte. Malgré cela, on est pas dans un Stand Alone qui vaut le coup juste par lui-même. Ce que Torna – The Golden Country offre de plus intéressant, ce sont ses personnages, sa narration et son lien à Xenoblade Chronicles 2. Donc si vous voulez vraiment faire ce préquel, je vous conseille de faire le faire l’intégralité du jeu principal avant. Il n’y a que comme ça que vous pourrez réellement l’apprécier.

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